"Parfait !" s'est-il écrié soudainement.
Non il ne parlait pas de moi, je suis loin, bien loin d'être parfait. Ce parfait résonne en moi encore comme une douce valse à quatre temps. Cette douce mélodie du temps passé, de ce temps que les
moins de 10 ans ne peuvent pas connaître comme dirait Charles ! Ce temps où j'étais bien, tout roulait comme sur des roulettes, les cours c'était le panard, les amours étaient au beau fixe, plein
d'espoirs (im)possibles, la santé j'étais un roc ! Et puis est venu cet évènement tragique que j'ai de nombreuses fois évoqué sur mon blog, la mort de mon père. A partir de là , ma vie en forme de
balade va se transformer en vie rock'n'roll ! Tantôt fort comme un boeuf, tantôt fragile comme une aile de papillon, à peine touché, déjà brisé.
Cela va découler des relations désastreuses avec les autres, des poignantes embrassades, des pleurs, des rires, mais toujours autant de peine cachée au fond, comme un secret inavoué, comme ces
vieux coffre mystérieux dont on a perdu la clé et qu'on se demande sans cesse qu'est-ce qu'il peut bien contenir. On pourrait certes faire sauter le verrou d'un coup de pince, mais on préfère
garder le suspens pour ne pas être déçu d'un éventuel coffre vide.
Plus ça va plus je me dis que la vie est faite de cycles qui se répètent (oui je sais je l'ai déjà dit dans un article précédent). Ces cycles sont propres à chacun, ou du moins chacun à son propre
cycle. De mon côté j'pense avoir trouvé ce que c'était : un moment où tout va à peu près bien, une première déchirure pas trop importante que je raffistole avec un bout de scotch, puis un moment où
les choses petits à petits s'enlisent dans une certaine routine et font que ça se dégrade lentement, doucement, sans faire de bruits, et enfin l'apothéose avant le calme plat, une déchirure immense
qui me fait me sentir moins qu'un demi centime, et donc après ce vide, cet absence de vie où le temps passe mais où il semble arrêter. Et puis ca recommence petit à petit tout recommence à aller
bien, etc...
La j'arrive en fin de cycle, la déchirure a eu lieu, reste à passer le vide. Combien de temps va-t-il durer cette fois ci ? Je ne sais guère.
J'ai pris une décision bizarre aujourd'hui, je ne sais pas combien de temps je vais la tenir, j'ai décidé d'arrêter de consommer de l'alcool. Peut-être que ca va influer sur mon cycle, je ne sais
pas allez savoir. (attention je ne dis pas que mon cycle était dû à ma consommation d'alcool, mais seulement que si je change ça, il y a une possibilité de changer le cycle.)
Je me dis souvent que le meilleur reste à venir, mais je me demande de plus en plus souvent si le meilleur n'est pas déjà passé. Il ne me resterait alors que les problèmes. Comment garder la face
avec une telle logique implacable ?
Dans l'absolu tout le monde tend à devenir parfait, ou du moins à s'approcher de la perfection, cependant peut de gens font les choses comme elles devraient être faite et leur parcours vers la
perfection fait un bond en avant ou en arrière selon leur ressenti.
Et l'homme reparti impeccable dans son perfecto noir ajusté à sa taille, il voulait être quelqu'un mais personne ne voulait écouter ses idées, dommage de finir une vie comme ça, elle aurait pu être
belle.
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